من و سوئیس

مینویسم خاطراتم/ تا بماند یادگارم/ آنچه را دارم ازین پس/ حاصلِ کار است همی بس

مریم میرزاخانی به زبان فرانسه
ساعت ۱۱:۱۸ ‎ق.ظ روز چهارشنبه ٢٢ امرداد ۱۳٩۳   کلمات کلیدی: گوناگون

لذت دانستن زبان فرانسه به خواندن متن زیر است!

اینکه ایرانی باشی و زبان مادری ات فارسی باشد یک لذت ناب است، درست! 

ولی اینکه زبان ِ گفتاری و نوشتاری ِ دومت فرانسه باشد و چنین تعریف و تمجیدی از یک افتخار آفرین ِ ایرانی بخوانی، لذتی دو چندان دارد!


 

Mryam Mirzakhani, Première dame des mathématiques

Maryam Mirzakhani est professeur à l'université de Stanford, en Californie. Crédits photo : NEWS1/REUTERS

A 37 ans, l'Iranienne est la première femme de l'histoire à remporter la prestigieuse médaille Fields.

 

Enfant, Maryam Mirzakhani lisait tout ce qui lui tombait sous la main et rêvait de devenir écrivain. Les mathématiques ne l'intéressaient guère, elle se souvient même avoir eu des notes «moyennes» au collège. L'envie d'en découdre avec les équations l'a finalement rattrapée au lycée, lui faisant lâcher les lettres pour les chiffres. L'avenir lui donnera raison.

 

À 37 ans, l'Iranienne est entrée dans l'histoire en devenant la première femme décorée de la médaille Fields. La jeune lauréate a accueilli ce «grand honneur» avec une pensée pour ses consœurs: «Je serai contente si cela encourage de jeunes scientifiques et mathématiciens femmes», a-t-elle déclaré. «Je suis sûre qu'il y aura de nombreuses autres femmes qui remporteront ce genre de récompense dans les années à venir».

 

«Créativité exceptionnelle» 

Aujourd'hui professeur à l'université de Stanford, en Californie, cette tête bien faite au regard bleu marine a grandi à Téhéran. Encouragée par ses parents, elle est acceptée dans un lycée d'élite réservé aux élèves précoces et devient, à 17 ans, la première adolescente iranienne à recevoir la médaille d'or aux Olympiades internationales de mathématiques, où s'affrontent les meilleurs lycéens du monde.

 

Maryam Mirzakhani entame ses études universitaires en Iran, à l'université Sharif, avant d'émigrer aux États-Unis pour mener une thèse à Harvard sous la direction d'un ancien médaillé Fields, Curtis McCullen.

 

Ses recherches sont jugées par ses pairs «d'une créativité exceptionnelle», peut-on lire sur le site de l'université américaine de Princeton, où elle a enseigné avant de rejoindre Stanford. Spécialisée dans la compréhension de la symétrie des surfaces incurvées, son travail relève des mathématiques pures, où sont manipulés des concepts abstraits sans application concrète immédiatement perceptible. Ses découvertes pourraient néanmoins aider à faire avancer la physique fondamentale appliquée à la formation de l'univers, la théorie quantique des champs, ou l'étude des nombres premiers.